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Par : JB
Publié : 11 août 2015

Le style Shitô-Ryu

Origine du shitô ryu :

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shitô ryu

Le shitô-ryu (en japonais 糸東流) est une forme de karaté originaire d’Okinawa élaborée par Kenwa Mabuni (摩文仁賢和). Mabuni choisit d’appeler son style shitô-ryu en l’honneur de ses deux principaux maîtres : Anko Itosu et Kanryo Higashionna  ; 糸東 « shitô » est en effet constitué des deux premiers kanji (les « kanji » sont des caractères (字) empruntés au système d’écriture de l’ethnie chinoise Han) d’Itosu et de Higashionna..
(Le premier caractère Kanzi dans "Itosu" sonne comme un "shi" et celui de "Higashionna" comme un "tô" et "ryu" veut dire école ou style).

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kanji de skito ryu (les 3 suivants sont ceux du Karaté-do)

Originaire d’Okinawa, Mabuni ouvre de nombreux dojos dans les environs d’Osaka et la majeure partie des pratiquants du shitô-ryu se situe dans cette région.

Maître Kenwa Mabuni, fondateur du style :

La famille Mabuni descend des seigneurs du Royaume de Ryûku (appelation classique d’Okinawa).
Kenwa Mabuni né à Shuri à Okinawa en 1889 et mort en 1952 est le fondateur du shitô-ryu. A partir de 1930, il enseigne dans son propre dojo à Osaka où il forme de nombreux maîtres dont ses deux fils, et publie de nombreux ouvrages.
Enfant, Kenwa Mabuni est de santé fragile et cherche le moyen de devenir plus fort.
A l’âge de 13 ans, il devient l’élève de maitre Ankô Itosu.
(Ce dernier (Itosu) a développé une véritable pédagogie du karaté Shōrin-ryū (ancienne méthode bien avant les styles connus d’aujourd’hui), créant les cinq premiers katas de base (pinan shodan, pinan nidan, pinan sandan, pinan yodan, pinan godan), à partir de plusieurs katas d’origines, longs et compliqués dont, entre autres, kosokun dai (ou kushanku dai ou encore kanku dai en japonais). Il fut, en 1901, l’instigateur de l’introduction du karaté comme « matière » obligatoire dans le cursus scolaire d’Okinawa. C’est d’ailleurs pour faciliter son enseignement à de jeunes enfants qu’il a créé les Pinan).
Un de ses proches amis, Chōjun Miyagi (宮城 長順, fondateur du gōjū-ryū) présenta Mabuni à une autre personnalité de l’époque, Kanryō Higashionna (東恩納寛量), et il commença à apprendre le naha-te (那覇手) sous son instruction. Bien qu’Itosu et Higashionna enseignaient tous deux un style « dur-souple » de l’okinawa-te, leurs méthodes étaient assez différentes : l’enseignement d’Itosu incluait des techniques directes et puissantes comme celles démontrées dans les katas naifanchi et bassai ; celui de Higashionna, quant à lui, s’articulait particulièrement autour du déplacement circulaire et de méthodes de combat plus rapproché ainsi qu’on peut les découvrir dans les célèbres katas seipai et kururunfa. À ce jour, le karaté shitō-ryū se focalise toujours à la fois sur les techniques souples et dures.
Après avoir terminé ses études au lycée, Kenwa Mabuni fait son service militaire et finit par entrer dans la police.
Il quitte ensuite la police après une dizaine d’années de service qui lui ont permis d’apprendre le karaté-do à travers les différentes parties de l’île d’Okinawa.
Finalement, il s’installe à Osaka au Japon vers 1929 et commence à enseigner son Karaté lorsque Butokukai, qui était le responsable des arts martiaux au Japon commença a établir une liste de toutes les écoles de karaté.
Maître Mabuni nomme son style Hanko-ryu (moitié-dur), mais il change ensuite ce nom pour "shitô-ryu" en 1930, en l’honneur de ses deux grands maîtres Itosu et Higashionna

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Anko Itosu
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Kanryo Higashionna

Il meurt le 23 mai 1952 à l’âge de 63 ans. Etant son fils aine, c’est Keneï Mabuni qui lui succède à la direction de l’école centrale de Shito-ryu.

Le symbole du shitô-ryu :

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l’emblème de la famille Mabuni

Cet emblème représente l’écusson de la famille Mabuni. Le cercle peut être interprété comme un symbole de paix et d’harmonie, alors que les deux lignes internes verticales et horizontales représentent la calligraphie japonaise pour le mot "personne" ou "peuple". L’emblème symbolise alors deux personnes s’efforçant à maintenir la paix dans le cercle.
Parce que Kenwa Mabuni a été grandement influencé par ses deux principaux professeurs dans le développement de son Karaté, l’interprétation des deux lignes se réfère aussi à ses deux professeurs.